Au Cameroun, une femme disparaît violemment environ tous les trois jours. Derrière chaque chiffre se cache un prénom, une mère, une fille, une sœur dont les rêves ont été brutalement interrompus. C'est le constat glaçant dressé par l'écrivain Calvin Djouari, qui appelle hommes et institutions à une prise de conscience radicale face à ce drame qui ravage le tissu social camerounais.
Dans un plaidoyer vibrant d'émotion, Djouari refuse que ces décès restent anonymes. Ces femmes avaient des projets, des aspirations, des routes à parcourir. Certaines ont été tuées non par des étrangers, mais par ceux qu'elles aimaient, ceux dont elles reconnaissaient la voix. La tragédie culmine quand on réalise que la maison censée être un refuge devient parfois un tombeau.
Mais le message de l'auteur ne s'arrête pas à la dénonciation. Il constitue un appel au changement systémique : rééduquer dès l'école, criminaliser davantage la violence conjugale, briser le silence complice des familles. Récemment, les Lionnes du Cameroun ont rappelé que les femmes sont aussi des bâtisseuses de fierté et d'espoir. Alors pourquoi certains hommes choisissent-ils de détruire ce qu'elles construisent ? Une question que la nation doit enfin se poser avec sérieux.
Ce qu’il faut retenir
- Au Cameroun, un féminicide tous les trois jours en moyenne depuis près d'un an.
- Nombreuses victimes tuées par des conjoints ou proches, révélant l'ampleur de la violence domestique.
- Appel à réformes éducatives, juridiques et sociales pour enrayer ce phénomène meurtrier.
- Les femmes camerounaises ne sont pas des propriétés mais des êtres libres et égaux en droits.
Source : Camer.be