Alors que des changements majeurs ont secoué la hiérarchie militaire camerounaise, une figure demeure inchangée : le général René Claude Meka. À 87 ans, cet officier, décrit comme grabataire, aveugle et malade, conserve son poste de Chef d'État-Major Général des Armées. Cette situation soulève des interrogations, d'autant plus que son adjoint, plus jeune et valide, a été mis à l'écart.
Cette persistance à un poste de commandement, malgré des conditions physiques extrêmement précaires, est attribuée par certains observateurs à des considérations politiques. La récente modification constitutionnelle, qui confère au Président et à son futur Vice-Président le monopole de la constatation d'une vacance du pouvoir, est mise en avant. Dans ce contexte, le maintien du général Meka, vu comme un loyaliste contrôlable, pourrait viser à assurer une transition de pouvoir sans heurts et à verrouiller la succession présidentielle.
Ces nominations au sein des forces armées, qui semblent privilégier certaines ethnies, alimentent les spéculations sur la préparation de la désignation d'un Vice-Président. La situation politique complexe et les interrogations sur le contrôle réel des institutions militaires au Cameroun sont au cœur des débats actuels.
Ce qu’il faut retenir
- Le général René Claude Meka, 87 ans, reste Chef d'État-Major Général des Armées malgré son état de santé.
- Son adjoint, plus jeune et valide, a été écarté, alimentant les interrogations sur cette décision.
- Cette situation est interprétée par certains comme un choix politique visant à sécuriser la succession présidentielle.
- La récente réforme constitutionnelle renforce le contrôle du pouvoir présidentiel sur la vacance du pouvoir.
Source : Camer.be