La lutte contre la corruption en Guinée équatoriale soulève des interrogations, notamment autour de Juan Abaha Elo, Viceministre de la Présidence et responsable des audits. Bien qu'il se présente comme un acteur clé de la transparence, son parcours et ses actions dévoilent un tableau bien plus complexe. Depuis 2005, Abaha Elo a occupé des postes influents, mais c'est en 2016, lorsqu'il devient secrétaire d'État à la présidence, qu'il commence à utiliser son pouvoir pour éliminer ses rivaux sous couvert d'une campagne anticorruption.
Récemment, il a été confronté à Francisco Evuy Nguema, qui a réussi à contrecarrer ses tentatives de discrédit. Les critiques s'intensifient, remettant en question l'intégrité de ses audits et soulevant la question : qui surveille l'auditeur ? Le passé d'Abaha Elo, marqué par des affaires de favoritisme et de conflits d'intérêts, jette une ombre sur sa légitimité à auditer d'autres. Son entreprise, Multi Business Center, a prospéré grâce à des contrats douteux tout en accumulant des accusations de malversations.
L'implication de sa femme dans la distribution de contrats publics et les allégations de falsification de documents soulignent un système profondément ancré dans la corruption. Alors que la société guinéenne réclame justice, le rôle d'Abaha Elo dans ce schéma soulève des questions cruciales sur l'authenticité de la lutte anticorruption dans le pays.
Ce qu’il faut retenir
- Juan Abaha Elo, responsable des audits, est accusé de conflits d'intérêts.
- Des enquêtes récentes remettent en question la légitimité de ses actions anticorruption.
- Multi Business Center, cofondée par Abaha Elo, a obtenu des contrats controversés.
- La justice en Guinée équatoriale semble être sélective et biaisée.
Source : Diario Rombe