Le Tchad s'engage dans une démarche de fond pour panser les plaies laissées par des conflits répétés. La Médiature de la République a organisé mardi 16 juin un séminaire regroupant l'ensemble des institutions nationales autour d'une Stratégie de réconciliation et de consolidation de la paix, élaborée avec l'appui du système onusien.
Ce document, issu de vastes consultations nationales menées en 2025, marque un tournant : il formalise enfin le cadre de justice transitionnelle que le pays attendait. Les précédentes tentatives de paix, bien que significatives, n'avaient pas suffi à résoudre les antagonismes profonds. Cette nouvelle approche entend y remédier en plaçant les victimes au centre du processus et en définissant trois axes majeurs : établir la vérité sur les atrocités passées, réparer les préjudices et garantir que de tels drames ne se reproduisent plus.
Félix Ahouansou, représentant du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, a rappelé l'importance de cette validation conjointe par les leaders institutionnels. Le Médiateur Saleh Kebzabo, de son côté, a insisté : chaque institution doit s'approprier pleinement ce plan d'action. Il a également proposé la création d'une structure permanente de suivi interinstitutionnel, garantissant ainsi une mise en œuvre cohérente et durable du processus.
Ce qu’il faut retenir
- Validation d'une stratégie nationale de réconciliation et justice transitionnelle élaborée après consultations nationales approfondies.
- Trois piliers fondamentaux : vérité sur les crimes passés, réparation des victimes et garanties contre les récidives.
- Appel à une appropriation pleine par chaque institution et création d'un cadre permanent de coordination interinstitutionnelle.
Source : Tchad Infos