Le trafic de faune sauvage s'intensifie dans la région des Plateaux. La gendarmerie congolaise a interpellé trois suspects en possession de plus de 31 kilogrammes d'ivoire et d'armements militaires, révélant l'ampleur d'un réseau organisé d'abattage d'éléphants.
Les arrestations se sont déroulées les 23 et 24 mai dans le district de Lékana. Le premier suspect a été appréhendé sur l'axe reliant Lékana à Djambala, tandis que ses deux complices ont été rattrapés le lendemain à Ngo lors de leur fuite. Selon les enquêteurs, ce trio serait originaire de plusieurs localités congolaises : Gamboma, Mossaka et d'autres zones, et ils auraient organisé l'abattage de plusieurs pachydermes dans les forêts du secteur.
Le matériel saisi témoigne d'une structure criminelle structurée : armes de guerre, munitions militaires et huit morceaux d'ivoire constituent un indice fort de professionnalisme. Les autorités soupçonnent l'existence d'autres complices toujours en liberté. L'enquête se poursuit avec le soutien de la Direction Départementale de l'Économie Forestière des Plateaux et du Projet d'Appui à l'Application de la Loi sur la Faune sauvage (PALF).
Confrontés à la justice, ces trois individus risquent jusqu'à cinq ans de prison et 5 millions de FCFA d'amende pour abattage d'espèces protégées, détention de trophées illégaux et port d'armes de guerre.
Ce qu’il faut retenir
- Trois suspects appréhendés le 23-24 mai aux Plateaux avec 31 kg d'ivoire et armements militaires
- Les suspects proviendraient de plusieurs localités du Congo et auraient abattu des éléphants organisationnellement
- Peines encourues : jusqu'à 5 ans de prison et 5 millions FCFA d'amende par inculpé
- Le PALF accompagne les autorités ; d'autres complices recherchés, sept autres arrêts signalés antérieurement
Source : Les Echos du Congo