La mission des Nations Unies en Centrafrique, la Minusca, fait l'objet de vives critiques après avoir affiché sa satisfaction quant à l'évolution politique du pays. Cette auto-congratulation a été perçue comme une provocation par de nombreux centrafricains qui voient dans cette attitude un soutien à un régime autoritaire.
À Bangui et dans les provinces, la réalité semble contredire les affirmations de l'organisation. La Minusca, censée favoriser le retour à l'ordre constitutionnel et la protection des citoyens, semble avoir abandonné son rôle de garant de la démocratie pour adopter une posture plus bureaucratique. Les rapports produits par ses hauts fonctionnaires sont souvent jugés complaisants, visant à préserver leurs postes et à justifier des budgets considérables.
Les dernières élections ont été marquées par des appels à des réformes essentielles émanant de l'opposition et de la société civile, des voix ignorées par la Minusca. En plaçant à sa tête une diplomate rwandaise, l'organisation a modifié sa gouvernance pour mieux s'aligner sur les intérêts du régime en place, renforçant ainsi un pouvoir contesté.
Les conséquences de cette complicité sont alarmantes. L'acceptation d'une rupture constitutionnelle et la quête d'un troisième mandat par le président en exercice posent des questions sur la légitimité de ce gouvernement. Pendant ce temps, les conditions de vie des citoyens se détériorent, avec des infrastructures en ruine et des arrestations arbitraires de dissidents. Ce soutien affiché de la communauté internationale soulève des doutes sur son engagement envers la paix et la liberté en Centrafrique.
Ce qu’il faut retenir
- La Minusca est critiquée pour son soutien à un régime autoritaire en Centrafrique.
- Des rapports élogieux masquent la fragilité des institutions locales.
- Le processus électoral contesté a été validé malgré les demandes de réformes.
- Les conditions de vie des centrafricains continuent de se détériorer sous la gouvernance actuelle.
Source : Corbeau News Centrafrique