Le président Faustin-Archange Touadéra a convoqué son cabinet ministériel pour une première séance de travail empreinte de sévérité. Réuni le 4 juin à Bangui, cet ensemble composé de 33 membres a écouté un message sans détour : les méthodes anciennes et les travers administratifs ne sont plus tolérés.
Dans un discours au ton tranchant, le chef de l'État a martelé que le mandat populaire du 28 décembre 2025 implique une rupture complète avec les errements passés. Il a dénoncé l'inertie, l'absentéisme généralisé et les rivalités intestines qui, selon lui, ont longtemps paralysé le développement centrafricain. Cette 7ème République doit tourner la page définitivement, a-t-il affirmé.
Touadéra s'en est pris directement aux dysfonctionnements qui gangrènent l'appareil d'État : racket des contribuables, corruption systématique, lenteurs délibérées pour extorquer des pots-de-vin, détournement de ressources publiques. Il a rappelé aux ministres qu'ils ne sont pas des « ministres de salon » mais des responsables appelés à être présents sur le terrain et à assurer la discipline de leurs collaborateurs.
Le gouvernement Moloua III, formé le 21 mai, doit désormais affronter des défis économiques et sociaux redoutables. Un séminaire gouvernemental est annoncé pour clarifier les priorités et attentes auprès de chaque ministère.
Ce qu’il faut retenir
- Touadéra exige la rupture totale avec les pratiques antérieures et l'inertie administrative chronique.
- Les ministres seront sanctionnés s'ils tolèrent l'incompétence, le racket ou la corruption dans leurs services.
- Un séminaire gouvernemental doit préciser les objectifs concrets et mesurables pour améliorer la vie des citoyens.
- Le gouvernement compte 33 membres et doit relever des défis socio-économiques majeurs.
Source : Radio Ndeke Luka