Kintélé a accueilli pendant trois jours l'assemblée annuelle de l'AIAFD, mettant en lumière le rôle croissant du Fonds d'investissement et de garantie pour l'agriculture (Figa) dans l'architecture financière continentale. Malgré son jeune âge — seulement cinq années d'existence — cette institution congolaise a gagné ses galons aux côtés des grandes banques de développement et des organisations majeures qui soutiennent la croissance économique africaine.
Cette reconnaissance signifie beaucoup pour Brazzaville. Eugène Ikounga, directeur de cabinet du ministre des PME et de l'Artisanat, a souligné que le Figa doit saisir cette occasion pour consolider son fonctionnement interne et devenir un véritable levier de construction entrepreneuriale. L'enjeu pour le Congo est clair : transformer cette institution en outil structurant capable de favoriser un tissu économique robuste et diversifié.
Branham Kintombo, patron du Figa, a mis l'accent sur la convergence naturelle entre son organisme et l'AIAFD autour d'un objectif commun : démocratiser l'accès au crédit et catalyser le développement économique soutenable. « Nous investissons dans les personnes et les communautés, pas seulement dans les entreprises », a-t-il déclaré lors du dîner de clôture. Cette vision humaniste du financement du développement s'aligne avec les attentes des pays de la CEMAC, où l'accès au capital reste un goulot d'étranglement majeur pour les petits opérateurs.
Ce qu’il faut retenir
- Le Figa, institution congolaise de cinq ans, intègre désormais le réseau influent des grandes organisations de financement africain.
- L'AIAFD, fondée par la BAD en 1975, appuie les institutions financières africaines pour durable économique et inclusion financière.
- Brazzaville voit dans ce positionnement une opportunité de structurer l'entrepreneuriat congolais autour d'un financement adapté.
Source : Adiac Congo