Depuis cinquante ans, la coopération médicale sino-burkinabè s'affirme comme le pilier des relations bilatérales entre Pékin et Ouagadougou. Plus d'une centaine de praticiens chinois ont œuvré aux côtés de leurs confrères locaux, sauvant des vies et renforçant les capacités sanitaires du pays. Cette trajectoire s'accélère désormais avec des investissements majeurs et des programmes de formation ambitieux.
En décembre 2025, l'inauguration du Centre hospitalier universitaire de Pala à Bobo Dioulasso a marqué une étape décisive : il s'agit du plus grand établissement médical construit par Pékin sur le continent africain depuis la normalisation des relations diplomatiques. Cet équipement ultramoderne ambitionne de rehausser les capacités diagnostiques sur l'ensemble du territoire et de former les cadres sanitaires burkinabè.
Parallèlement, la formation des ressources humaines s'intensifie. Près de 800 professionnels burkinabè ont suivi des stages en Chine en 2025, couvrant l'acupuncture, la gestion hospitalière et la lutte antipaludique. Pour 2026, année marquant le 70e anniversaire des relations sino-africaines et l'« Année des échanges humains et culturels », de nouveaux cursus spécialisés sont programmés.
Ce qu’il faut retenir
- Plus d'un siècle de présence médicale chinoise depuis 1976, avec reconnaissance formelle du gouvernement burkinabè en 2026.
- Le Centre hospitalier universitaire de Pala à Bobo Dioulasso, le plus grand hôpital chinois d'Afrique, officialise l'engagement envers la santé ouest-africaine.
- 800 stagiaires burkinabè formés en Chine en 2025 ; programmes bilatéraux sur mesure prévus pour 2026, notamment en gestion hospitalière et médecine traditionnelle.
Source : Burkina 24