La découverte du corps sans vie de Marie Patience Dikamba, le 29 mars dernier à Zoetele, a déclenché une vive tension dans l'arrondissement du Sud-Cameroun. Présentant des marques de violences évidentes, cette affaire a mobilisé rapidement les forces de l'ordre et abouti à l'interpellation de plusieurs suspects. Parmi eux, un a été remis en liberté provisoire par le parquet, décision qui a provoqué des débordements et des troubles de l'ordre public.
Félix Nguele Nguele, gouverneur de la région, s'est exprimé sur cette situation sensible. Tout en reconnaissant la gravité des faits et l'émotion qu'ils ont suscitée auprès des habitants, il plaide pour une confiance envers l'appareil judiciaire. Selon lui, la libération provisoire d'un des suspects repose sur des éléments solides d'appréciation du parquet, qui a estimé que cette personne présenterait des gages suffisants de non-fuite.
Le magistrat souligne que les indices actuels, notamment les contacts établis entre la victime et un homme d'affaires local avec lequel elle aurait eu une relation amoureuse conflictuelle, constituent autant de pistes à explorer. Il appelle les populations à ne pas se substituer à la justice en commettant des actes de violence contre les biens des suspects.
Ce qu’il faut retenir
- Un corps découvert à Zoetele le 29 mars 2026 a été identifié comme celui de Marie Patience Dikamba, victime de sévices graves.
- Plusieurs suspects ont été arrêtés ; l'un d'eux a bénéficié d'une libération provisoire par le procureur de la République.
- Cette décision a déclenché des troubles à l'ordre public et des destructions de biens, rejetées par l'autorité régionale.
- Le gouverneur exhorte le respect du processus judiciaire et met en garde contre les élans de la foule.
Source : Cameroon Tribune