Les Nations Unies sonnent l'alarme en Zambie après les élections du 13 août, qui ont confirmé au pouvoir le président Hakainde Hichilema avec environ 60 % des suffrages. Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Volker Turk, exprime son inquiétude face à une vague d'arrestations et de détentions ciblant des figures de l'opposition, survenues avant et après le scrutin.
Dans un communiqué rendu public mercredi, M. Turk appelle formellement les autorités zambiennes à mettre fin à ces arrestations « arbitraires » et à garantir le respect des garanties légales élémentaires pour les personnes emprisonnées. Un appel qui fait écho aux préoccupations croissantes de la communauté internationale concernant l'espace démocratique en Afrique australe.
Brian Mundubile, chef du Parti national pour la rénovation et le progrès (NRPUP), principal opposant de Hichilema avec 38 % des votes, a dû chercher refuge dans un lieu protégé par une organisation humanitaire internationale, face aux menaces dirigées contre sa personne. Plusieurs cadres du NRPUP restent entre les mains de la police, inculpés sur des bases rejetées : implication présumée dans des activités paramilitaires ou insurrectionnelles. L'Union européenne et les observateurs électoraux externes ont également relevé des intimidations et des entraves à la campagne de l'opposition, bien que le scrutin se soit déroulé globalement sans incidents majeurs.
Ce qu’il faut retenir
- Hakainde Hichilema remporte un second mandat avec 60 % des voix aux législatives zambiennes du 13 août
- L'ONU demande l'arrêt immédiat des détentions arbitraires d'opposants et le respect des droits fondamentaux
- Brian Mundubile, rival de Hichilema, se trouve en sécurité dans un refuge international protégé
Source : Africanews