Le tragique accident survenu lors des épreuves du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) à Sibiti, dans la Lékoumou, a coûté la vie à quatre jeunes candidats. Jean Luc Mouthou, ministre de l’Enseignement, s'est rendu sur place pour exprimer la solidarité du gouvernement envers les familles touchées par ce drame. Un soutien qui, bien que louable, met en lumière une disparité troublante dans le traitement des victimes.
En effet, deux autres personnes, Gertrude Mankou Bouanga et Lambert Bamboundinina, ont également perdu la vie dans cet accident. Pourtant, leur décès semble avoir été éclipsé par celui des élèves. La question se pose : qui prendra en charge les familles de ces victimes non scolaires ? Cette situation soulève des interrogations sur l'égalité de traitement en période de deuil.
Les larmes n'ont pas fait de distinction entre les victimes, mais les réactions officielles semblent le faire. Dans une société où la valeur d'une vie ne devrait pas dépendre de l'âge ou du statut, cette tragédie rappelle à tous que chaque vie perdue mérite respect et compassion, indépendamment de son origine. Les familles des deux victimes non scolaires n'aspirent pas à des privilèges, mais simplement à une reconnaissance de leur douleur. La solidarité nationale doit s'étendre à tous, sans exception, car c'est dans ces moments de crise que la véritable valeur d'un État se mesure.
Ce qu’il faut retenir
- Quatre candidats au BEPC ont perdu la vie dans un accident tragique à Sibiti.
- Le ministre de l'Éducation a exprimé la solidarité du gouvernement aux familles endeuillées.
- Deux autres victimes, non élèves, sont ignorées dans les soutiens officiels.
- La situation soulève des questions sur l'égalité de traitement en période de deuil.
Source : Les Echos du Congo