Un colloque universitaire récent organisé à Bangui a relancé le débat sur l'utilité réelle de la recherche académique centrafricaine. Jean-Pierre Mara, ancien représentant à l'assemblée nationale, remet en question la pertinence des travaux doctoraux menés dans le pays, estimant qu'ils restent déconnectés des enjeux concrets auxquels fait face la population.
L'ingénieur centrafricain fustige une approche qu'il juge inadaptée : les institutions d'enseignement supérieur privilégieraient la mémorisation et la reproduction de savoirs externes, sans interroger leur applicabilité au contexte local. Selon lui, l'élite intellectuelle actuelle souffre d'une forme d'aliénation, incapable de traduire la connaissance en solutions tangibles pour la nation.
Mara appelle les universités à rediriger leurs efforts vers les questions qui structurent la vie quotidienne centrafricaine : la gouvernance du système pénal, l'autonomie énergétique, ou les difficultés sociales spécifiques au pays. Pour lui, mesurer l'impact véritable de la recherche sur les politiques publiques devient urgent. L'ancien député conclut : « À un moment ou un autre, il faut se réveiller et remettre en cause ces pratiques d'aliénation. »
Ce qu’il faut retenir
- Un colloque universitaire de Bangui provoque des critiques sur l'efficacité de la recherche doctorale centrafricaine.
- Jean-Pierre Mara dénonce un système où l'apprentissage prime sur la compréhension et l'application pratique.
- L'ingénieur réclame que les universités s'orientent vers les défis énergétiques, juridiques et sociaux du pays.
- Il demande l'évaluation de l'impact réel des travaux académiques sur la gestion des affaires publiques.
Source : Corbeau News Centrafrique