Chez Power Sécurité, la société de sécurité basée à Bangui, le climat professionnel s'est gravement détériorisé. Des témoignages convergents révèlent que le Directeur Gérant Adjoint Pasteur Osé Balezou aurait mis en place un mécanisme de contrôle interne fondé sur la surveillance des salariés et les dénonciations croisées, contournant les garanties légales du droit centrafricain du travail.
Ce dispositif repose sur un réseau d'agents internes recrutés et rémunérés pour rapporter chaque contestation ou critique adressée à la direction. Une fois les signalements remontés, les procédures de licenciement s'accélèrent dramatiquement : entre trois et huit jours suffisent pour expédier un dossier disciplinaire et notifier un renvoi, en violation des délais minimums imposés par la législation nationale.
Parallèlement, les postes vacants seraient attribués aux proches du DGA, consolidant un système où la loyauté personnelle remplace les critères de compétence. Cette pratique engendre une atmosphère de méfiance généralisée au sein des équipes, chacun redoutant d'être rapporté par un collègue opportuniste.
Ce qu’il faut retenir
- Un réseau de délateurs salarié informerait systématiquement le DGA de chaque critique ou écart perçu.
- Les licenciements sont prononcés en trois à huit jours, violant les protections du code du travail centrafricain.
- Les postes libérés bénéficient aux fidèles du DGA, renforçant le favoritisme au détriment du mérite professionnel.
Source : Corbeau News Centrafrique