Entre le 1er et le 25 avril 2026, plus de 700 000 téléphones importés sans avoir été dédouanés se sont connectés au réseau local camerounais. Plutôt que de les bloquer immédiatement, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a choisi la voie de la sensibilisation. Les importateurs ont jusqu’au 30 avril pour régulariser leur situation sans amende. Passé ce délai, les terminaux concernés seront « bloqués sans autre préavis ».
L’information : Dans un communiqué rendu public ce jour, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, annonce que le nouveau mécanisme de collecte électronique des droits et taxes de douane à l’importation des téléphones, tablettes et terminaux numériques est « mis en œuvre de manière effective depuis le 1er avril 2026 ». Ce mécanisme, prévu par l’article sixième de la loi de finances pour l’exercice 2023, permet désormais de tracer les appareils qui se connectent au réseau local.
Un chiffre alarmant : À date, la base de données du dispositif indique que 700 000 téléphones nouveaux se sont connectés pour la première fois au réseau local entre le 1er et le 25 avril 2026 « sans avoir été dédouanés ». Le ministre précise que ce volume « ne concerne pas les téléphones connectés au réseau avant le 1er avril 2026 », ce qui signifie que seuls les appareils importés après cette date et n’ayant pas acquitté les droits de douane sont concernés.
Une phase de transition sans blocage : Pour l’instant, le système n’a pas procédé au blocage systématique des téléphones concernés. Le MINFI explique ce choix par la volonté de « poursuivre la sensibilisation » avant de passer à la répression.
Un ultimatum jusqu’au 30 avril : Le ministre des Finances invite les importateurs et utilisateurs des terminaux concernés à « procéder à la régularisation, sans amende, de leur situation douanière avant le 30 avril 2026 ». Passé ce délai, prévient-il, « tous les terminaux ayant été importés en contrebande seront bloqués sans autre préavis ».
Civisme fiscal et sécurité nationale : En conclusion de son communiqué, Louis Paul Motaze « salue la conformité volontaire et spontanée de nombreux importateurs et contribuables à la réforme » et appelle « toute la communauté nationale au civisme fiscal et à la pleine participation à la sécurité nationale ». Une formule qui lie explicitement la lutte contre la fraude douanière aux enjeux de sécurité intérieure.
Réactions : Ce communiqué a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, entre ceux qui saluent une mesure de régulation nécessaire et ceux qui dénoncent un nouveau fardeau fiscal pour les consommateurs camerounais déjà durement éprouvés.