La municipalité centrale de la capitale burkinabè a clôturé jeudi une vaste campagne éducative touchant plus de cent mille marchands. Durant deux semaines, du 15 au 30 juin 2026, des équipes municipales se sont déployées dans cent sept marchés informels pour expliquer aux commerçants leurs obligations fiscales et les risques liés aux sinistres.
Cette démarche visait à dissiper les malentendus fréquents autour de la taxation. Selon Emmanuel Congo, président de la Commission des finances communales, beaucoup de vendeurs assimilaient l'impôt à un pillage de leur capital. Les séances de sensibilisation ont permis de réorienter cette perception : les acteurs ont progressivement compris que leurs contributions financent les services publics et l'stabilité nationale.
Lamoussa Clément Waongo, responsable de l'assiette fiscale, a rappelé les modalités de contribution : un droit de place quotidien de 25 francs CFA dans les espaces non aménagés, soit environ 750 francs CFA mensuels. Le régime fiscal s'ajuste selon le chiffre d'affaires annuel du commerçant, les petites entreprises ne dépassant pas 15 millions de francs CFA bénéficiant d'un traitement allégé.
Beyond fiscal matters, the operation also addressed sanitation and fire prevention protocols. Officials noted alarming structural issues: plusieurs marchés récemment construits demeurent vides, leurs locaux inoccupés malgré les investissements publics consentis.
Ce qu’il faut retenir
- Plus de cent mille commerçants sensibilisés dans cent sept marchés entre le 15 et 30 juin 2026
- Droit de place fixé à 750 francs CFA mensuels dans les marchés non aménagés de Ouagadougou
- Perception positive du civisme fiscal après explications sur l'utilité des contributions pour le développement
- Constats d'inoccupation dans plusieurs marchés aménagés malgré les attributions effectuées
Source : Burkina 24