La contamination au mercure utilisé dans les exploitations aurifères artisanales menace gravement les écosystèmes et les populations du Congo. L'Association pour l'environnement et le développement (AED) a organisé une rencontre d'envergure réunissant experts et représentants de la société civile pour alerter sur ce fléau méconnu.
Dans plusieurs zones productrices d'or — notamment Sounda, Kellé et Kitou — le mercure rejeté après extraction s'infiltre massivement dans les sols et les cours d'eau. Ce processus entraîne une accumulation progressive du métal toxique à travers la chaîne alimentaire, exposant millions de consommateurs à des risques sanitaires graves. Les peuples autochtones et les communautés riveraines figurent parmi les plus vulnérables à ces impacts.
Bien que la Convention de Minamata encadre l'utilisation du mercure dans l'exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE), le détournement massif vers ces secteurs demeure un problème transfrontalier. Face à cette situation, les participants au forum ont plaidé pour l'activation immédiate du Plan d'action national congolais visant à réduire puis supprimer cet usage toxique, et pour l'adoption des amendements internationaux déjà proposés par le Réseau mondial d'élimination des polluants.
Ce qu’il faut retenir
- Le mercure utilisé pour extraire l'or s'accumule durablement dans les écosystèmes et contamine la nourriture des populations riveraines.
- Au Congo, les zones d'exploitation artisanale de Sounda, Kellé et Kitou restent des foyers majeurs de contamination mercurielle.
- L'AED demande l'application du plan d'action national et l'acceptation des amendements à la Convention de Minamata pour stopper ce commerce.
Source : Adiac Congo