Depuis le 9 juillet 2026, une nouvelle exigence de la France impose aux étudiants camerounais d'apporter la preuve du paiement intégral de leur scolarité avant d'obtenir un visa pour étudier dans des écoles privées. Cette décision, qui ne concerne que le Cameroun parmi les pays africains, suscite une vive émotion et des manifestations à Yaoundé.
Les familles, qui avaient l'habitude de régler les frais en plusieurs versements, se retrouvent dans une situation délicate, car les frais de scolarité peuvent atteindre jusqu'à 25 000 euros. Les autorités françaises justifient cette mesure par une « augmentation importante du nombre de fraudes » détectées dans les dossiers d'étudiants camerounais.
Lors d'une conférence de presse, l'ambassade de France a évoqué des cas de faux documents dans les demandes de visa, entraînant un renforcement des contrôles. En réponse, plusieurs centaines d'étudiants ont manifesté leur mécontentement, dénonçant une inégalité de traitement par rapport à d'autres pays africains.
Les répercussions de cette décision soulèvent des questions cruciales, notamment pour ceux qui ont déjà versé des acomptes. Bien que l'ambassade assure que ces sommes ne sont pas perdues, leur utilisation pour justifier le paiement intégral reste incertaine. Les familles camerounaises attendent des réponses claires sur cette situation, qui semble pénaliser des étudiants honnêtes en raison des actions d'une minorité.
Ce qu’il faut retenir
- Les étudiants camerounais doivent prouver le paiement intégral de leur scolarité avant d'obtenir un visa.
- La France justifie cette décision par une recrudescence des fraudes dans les dossiers d'étudiants.
- Des manifestations ont eu lieu à Yaoundé pour dénoncer cette mesure jugée discriminatoire.
- Les familles s'interrogent sur l'avenir des acomptes déjà versés aux établissements français.
Source : Camer.be