Un tribunal nigérian a prononcé la condamnation à mort d'un pasteur reconnu coupable du meurtre de sa fille adolescente. Les faits remontent au 15 février 2025, lorsque la jeune fille, âgée de 16 ans, a trouvé la mort au domicile familial de Calabar. Selon les témoignages recueillis lors du procès, le père imputait à son enfant la pratique de rituels occultes, justifiant cette accusation par son handicap physique.
Cette affaire intervient dans un contexte régional où les enfants en situation de vulnérabilité demeurent exposés à des violences fondées sur des croyances superstitieuses. En Afrique centrale comme ailleurs, les personnes handicapées font l'objet de discriminations et d'accusations infondées qui peuvent mener à des drames irréversibles.
Le jugement rendu après plusieurs mois d'instruction a été salué par les organisations de protection de l'enfance. La Basic Rights Counsel Initiative (BRCI), présente aux côtés de la famille durant toute la procédure judiciaire, considère ce verdict comme une victoire majeure. Maître James Ibor, l'avocat principal de l'accusation, qualifie cette décision de tournant dans la lutte juridique contre les accusations de sorcellerie visant les mineurs vulnérables.
Des associations de défense des droits humains tablent sur l'effet dissuasif de cette condamnation exemplaire. Elles espèrent que ce jugement consolidera les efforts de sensibilisation entrepris depuis des années et renforcera les mécanismes de protection légale des groupes les plus fragiles.
Ce qu’il faut retenir
- Condamnation à mort prononcée au Nigéria pour le meurtre d'une adolescente handicapée attribué à des accusations de sorcellerie
- Le crime commis en février 2025 à Calabar révèle la persistance des violences fondées sur des croyances superstitieuses contre les enfants
- Organisations des droits humains qualifient ce verdict de décision historique renforçant la protection des populations vulnérables
Source : Le Bled Parle