La situation politique à Moundou s'aggrave suite à la désignation de Beassemnda Emmanuel comme maire, un acte dénoncé par le parti CTPD.
Barkembaye Nathaniel, délégué provincial du CTPD, a exprimé son indignation face à ce qu'il qualifie de 'passage en force' orchestré par une mission politique de N'Djaména. Selon lui, cette intervention enfreint les lois régissant les collectivités autonomes, en imposant un maire sans respecter les processus démocratiques établis.
Le 17 juin 2026, un groupe de conseillers a été sollicité dans un hôtel pour valider un procès-verbal désignant l'exécutif communal, une démarche jugée illégale par le CTPD. Le parti affirme que ces actions portent atteinte à la souveraineté des électeurs de Moundou et à l'intégrité de l'administration locale.
Face à cette situation, la Convention Tchadienne pour la Paix et le Développement réclame l'annulation immédiate de cette décision, menaçant de retirer ses conseillers du conseil municipal si ses revendications ne sont pas prises en compte. La crise politique à Moundou pourrait avoir des répercussions sur la stabilité de la région du Logone occidental.
Ce qu’il faut retenir
- Le CTPD dénonce la nomination d'un maire imposé par une mission politique.
- Des conseillers auraient été contraints de valider un procès-verbal illégal.
- Le parti exige l'annulation de cette décision et menace de se retirer du conseil.
Source : Tchad Infos