La mendicité est devenue omniprésente dans les lieux publics du Tchad, mettant en lumière une problématique sociale complexe. Que ce soit des Tchadiens ou des migrants, de nombreux individus se livrent à cette pratique pour survivre, souvent aux abords des marchés et des carrefours de N'Djamena.
Des témoignages recueillis montrent que cette situation ne touche pas seulement les nationaux, mais également des ressortissants de pays voisins comme le Niger ou le Nigeria, qui viennent chercher une aide financière. Un exemple marquant est celui d'une mendiante nigériane qui, grâce à ses revenus, a réussi à investir dans un logement et un véhicule de transport.
Cette réalité soulève des questions cruciales sur les conséquences de la mendicité sur le tissu social et économique du pays. Avec plus de 2 millions de personnes déplacées, principalement en raison de conflits et de conditions climatiques difficiles, la pression sur les ressources s'intensifie. Le gouvernement est appelé à intervenir de manière proactive pour trouver des solutions durables, tout en préservant la dignité des individus concernés.
Des initiatives locales existent déjà, mais un soutien accru est nécessaire pour encadrer cette problématique grandissante. La mendicité ne doit pas être perçue comme une simple question d'ordre public, mais plutôt comme un reflet des fragilités économiques et sociales qui nécessitent une réponse collective.
Ce qu’il faut retenir
- La mendicité touche aussi bien les Tchadiens que les migrants.
- N'Djamena, en particulier, voit augmenter le nombre de mendiants dans les rues.
- Le gouvernement doit élaborer des mesures pour encadrer ce phénomène.
- Plus de 2 millions de déplacés exacerbent la situation économique et sociale.
Source : Alwihda Info