La Société nationale des hydrocarbures (SNH) s'efforce de redéfinir la dynamique du secteur gazier camerounais face au retrait imminent du FLNG Hilli Episeyo. Dans une note explicative, la SNH met en avant le champ gazier transfrontalier Yoyo–Yolanda comme un pilier essentiel pour compenser la baisse de revenus. Ce champ, partagé avec la Guinée équatoriale, pourrait générer près de 2 500 milliards de pieds cubes de gaz, avec des investissements prévus à hauteur de 4 milliards de dollars.
En parallèle, la SNH a lancé un appel d'offres pour neuf blocs d'exploration, dont cinq sont déjà en phase de négociation. La compagnie américaine Murphy a remporté quatre de ces blocs, tandis qu'Octavia Energy a obtenu celui de Bolongo. Ces développements montrent que le Cameroun attire toujours l'intérêt des investisseurs internationaux, malgré un repositionnement stratégique nécessaire.
Cependant, la SNH souligne que le départ du Hilli Episeyo ne doit pas être perçu comme un échec. La société insiste sur le fait que le gaz des champs en cours d'exploitation continuera d'être acheminé vers des installations locales, préservant ainsi une partie des recettes. La question demeure de savoir si le pays doit axer ses efforts sur l'exportation ou sur la valorisation locale pour garantir une sécurité énergétique durable.
Ce qu’il faut retenir
- La SNH mise sur le champ Yoyo-Yolanda pour compenser le retrait du Hilli Episeyo.
- Un appel d'offres pour neuf blocs a été lancé, avec cinq en négociation.
- Les réserves du Yoyo-Yolanda surpassent celles du Hilli Episeyo.
- La valorisation locale du gaz est une priorité pour la SNH.
Source : Investir au Cameroun