Dans la province du Lac, où la crise sécuritaire et les flux de réfugiés pèsent lourdement sur les populations, une nouvelle dynamique de collaboration vient de voir le jour. Le Général Saleh Haggar Tidjani, représentant l'autorité gouvernementale, s'est entretenu mardi 30 juin avec Claudine Joseph, nouvellement affectée à la tête du bureau de coordination humanitaire des Nations unies pour la région.
Cette rencontre marque un tournant : elle entérine la volonté commune de dépasser les frictions entre les impératifs de sécurité et la nécessité d'une aide efficace aux sinistrés. Le général a tenu à clarifier publiquement un point sensible — les restrictions liées à l'état d'urgence ne visent aucunement à paralyser l'assistance humanitaire, mais à combattre l'insécurité.
Les discussions ont porté sur des enjeux concrets : accueil des nouveaux réfugiés, riposte aux risques épidémiques (notamment le choléra), et fluidité d'accès aux zones de refuge. La question de l'identification biométrique des déplacés a aussi été examinée, afin d'affiner le ciblage des ressources. Les évacuations médicales de nuit, souvent contrariées par le couvre-feu, comptent parmi les priorités à améliorer.
Le Dr Koulmini Sam, qui préside le comité technique provincial, a présenté les actions déjà déployées : mesures prophylactiques contre le choléra et renforcement des liens avec les acteurs externes.
Ce qu’il faut retenir
- Le Général Tidjani et OCHA conviennent d'intensifier leur coopération technique pour mieux servir les populations déplacées.
- Les autorités s'engagent à accorder des dérogations permanentes aux ambulances et équipes médicales malgré le couvre-feu.
- Identification biométrique des réfugiés et prévention du choléra constituent les défis majeurs à relever.
- Le dialogue civil-militaire demeure un pilier du renforcement de la réponse humanitaire régionale.
Source : Tchad Infos