La route Kribi-Edéa vient de s’ajouter une fois de plus à la liste noire des axes les plus meurtriers du Cameroun. Ce 10 février 2026, un bus de l’agence Transcam Voyages immatriculé CE 514 DB a percuté un camion-remorque au village Bivouba, dans l’arrondissement de Lokoundjé. Le choc a été fatal pour cinq passagers.
Le drame prend une dimension alarmante quand on réalise qu’il survient seulement trois jours après un précédent accident impliquant la même compagnie. Le 8 février, un autre bus Transcam avait été violemment heurté par un camion grumier sur ce même tronçon. Bilan : six morts. En moins d’une semaine, onze vies ont été fauchées sur le même axe routier.
Plusieurs facteurs se conjuguent pour expliquer cette série noire. L’état de la chaussée, souvent dégradé par le passage intensif des camions transportant bois et marchandises, réduit la visibilité et complique les manœuvres d’évitement. La cohabitation entre transport en commun et poids lourds crée des situations à haut risque, surtout lorsque les règles de circulation ne sont pas respectées. La sécurité routière devient alors une question de vie ou de mort.
Au-delà des statistiques, ce sont des familles entières qui pleurent leurs proches. Passagers en route pour le travail, commerçants rejoignant les marchés, étudiants retournant en ville : tous avaient emprunté ce qui devait être un trajet ordinaire. Aujourd’hui, leurs proches exigent des réponses et des mesures concrètes.
Les autorités camerounaises sont de nouveau interpellées. Faut-il renforcer les contrôles techniques des véhicules de transport ? Améliorer l’infrastructure routière ? Séparer les flux de circulation entre véhicules légers et lourds ?
Face à cette hécatombe qui se répète, une question demeure : combien de vies supplémentaires faudra-t-il perdre avant qu’une action décisive ne soit prise sur la route Kribi-Edéa ?
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