À Pointe-Noire, l'association Apjas a mobilisé étudiants et demandeurs d'emploi autour de la Journée africaine contre la corruption. L'enjeu : replacer la génération montante en première ligne d'une lutte que les gouvernants ne peuvent mener seuls.
En ratifiant la Convention de l'Union africaine contre la corruption, le Congo s'était engagé à construire un État où les deniers publics servent l'intérêt collectif, non des intérêts privés. Or, cet engagement reste lettre morte sans mobilisation citoyenne. « Ce n'est pas aux seuls responsables politiques de combattre la fraude », rappelle Emmanuel Ollita Ondongo, président de la Halc (Haute autorité de lutte contre la corruption). « C'est un devoir partagé que chacun doit assumer ».
Michel Mombili Aweyambi, secrétaire général de la même institution, souligne que le continent regorge de ressources et de talents, mais manque cruellement de gestion honnête. En Afrique centrale comme ailleurs, la jeunesse — devenue majorité démographique — incarne ce potentiel inexploité. Elle possède l'énergie, la créativité et l'adaptabilité technologique indispensables. Reste à en faire des acteurs, non des spectateurs passifs du système.
Les intervenants présents ont unanimement insisté : les jeunes ne doivent pas rester confortablement à l'écart, mais incarner par l'exemple l'intégrité et la citoyenneté. C'est en refusant la complaisance et en promouvant la transparence qu'ils peuvent espérer briser un cycle de corruption trop ancré.
Ce qu’il faut retenir
- La Convention africaine contre la corruption engage le Congo à garantir l'utilisation équitable des ressources publiques.
- L'Apjas réunit centaines d'étudiants pour débattre du rôle décisif des générations futures dans la restauration de l'intégrité.
- Les responsables de la Halc appellent à une mobilisation citoyenne : chacun doit devenir acteur du changement.
Source : Adiac Congo