Le chef de l'État, Paul Biya, a signé un décret mettant fin à la carrière de 46 officiers de l'armée nationale. Cette vague de départs à la retraite concerne aussi bien des grades supérieurs que des rangs subalternes, marquant un tournant dans la gestion des ressources humaines du secteur de la défense.
La décision touche notamment le colonel Jean Pierre Otoulou, qui dirigeait jusqu'à présent la légion de gendarmerie du Littoral. Ce départ notable intervient alors que l'officier figurait parmi les témoins convoqués dans l'enquête portant sur le meurtre du journaliste Martínez Zogo. Lors de son audition, le colonel aurait apporté des précisions sur plusieurs suspects impliqués dans cette affaire qui avait choqué le Cameroun et la région.
Ce mouvement répond à une logique habituelle de gestion des cadres militaires, permettant un renouvellement progressif des effectifs aux postes de responsabilité. La succession à la tête de la formation de sécurité du Littoral sera désignée dans les délais rapprochés. Pour l'armée camerounaise, ce processus constitue un ajustement normal dans le pilotage de son personnel d'encadrement.
Ce qu’il faut retenir
- Un décret présidentiel officialise le départ simultané de quarante-six militaires d'échelons variés
- Le colonel Otoulou, ancien commandant gendarmes Littoral, bénéficie d'une retraite bien méritée
- L'officier avait participé aux investigations sur le meurtre du journaliste Martínez Zogo en tant que témoin
- Le renouvellement des cadres poursuit l'optimisation des structures hiérarchiques des forces
Source : Le Bled Parle