La transformation numérique des petites et moyennes entreprises reste un enjeu majeur au Burkina Faso, où seules 2,81 % des structures opèrent dans le secteur du numérique. C'est le constat d'une recherche académique soutenue le 25 juin 2026 à l'Université Thomas Sankara, qui a reçu la distinction Très honorable du jury.
Auguste Stanislas Kaboré, auteur de ces travaux en sciences de gestion, a étudié comment l'écosystème numérique peut soutenir la transition des PME burkinabè. Son analyse révèle un retard considérable : sur 99 300 entreprises recensées en 2019, moins de 2 800 opèrent véritablement dans le domaine numérique, loin des 75 % observés mondialement en 2025.
Le chercheur pointe des lacunes structurelles. Si la communication en ligne progresse, les opérations internes, la gestion financière et les modèles économiques demeurent largement analogiques. Le manque de formation des dirigeants aux technologies figure parmi les principaux obstacles identifiés.
Pour accélérer cette mutation, l'étude recommande un soutien renforcé aux entrepreneurs pour développer leurs compétences digitales, ainsi que la mise en place d'un mécanisme de certification pour sécuriser les transactions commerciales en ligne. Ces mesures pourraient aider le Burkina Faso, comme d'autres économies de la CEMAC, à renforcer la compétitivité de son secteur privé.
Ce qu’il faut retenir
- Seules 2,81 % des PME burkinabè opèrent effectivement dans le numérique, selon la thèse défendue.
- La numérisation concerne surtout le marketing et les communications, pas les opérations internes.
- Faible formation des chefs d'entreprise aux outils numériques : obstacle majeur identifié.
- Recommandations : accompagnement des entrepreneurs et création d'un label de confiance en ligne.
Source : Burkina 24