Le processus de renouvellement de la direction de l'Église évangélique du Gabon (EEG) s'annonce tumultueux. Lors d'une audience au Palais présidentiel le 12 juin, le bureau national a présenté le révérend Moïse Ovono Megne, figure de la région synodale du Ntem, comme candidat à la présidence de l'institution. Un choix qui contrevient aux usages internes et qui aurait pris de court Louis Sylvain Allogo Engo, le président sortant dont le mandat expire le 22 juillet.
Tradionnellement, c'est le leader en fin de mandat qui désigne lui-même son successeur. Cette fois, la dynamique a changé : plusieurs personnalités influentes de l'Église ont porté la candidature de Moïse Ovono Megne venu spécialement de Bitam. Le vice-Premier ministre Hermann Immongault a supervisé cette présentation devant un aréopage de responsables religieux, dont une ancienne présidente de l'Union chrétienne des femmes.
Cette proposition provoque des remous dans les rangs protestants. Certains reprochent une imposition orchestrée en arrière-scène par des réseaux bitamois, tandis que d'autres questionnent la légitimité et les compétences du candidat. Le président Oligui Nguema a appelé les responsables de l'Église à préserver l'unité institutionnelle et la cohésion sociale en ces temps d'incertitude.
Ce qu’il faut retenir
- Moïse Ovono Megne présenté comme candidat à la présidence le 12 juin au Palais présidentiel
- Plusieurs dignitaires religieux contestent cette désignation et proposent d'autres profils
- Le Synode national du 22 juillet marquera l'ouverture officielle du processus de renouvellement
Source : Gabon Actu