La résurgence des barrières illégales suscite des inquiétudes croissantes parmi les députés centrafricains. Lors d'une récente session parlementaire, plusieurs élus ont exprimé leur mécontentement face à cette situation qui nuit à l'économie locale.
Le Premier ministre, Félix Moloua, a présenté le Programme de politique générale de son gouvernement, mais les parlementaires ont rapidement détourné le débat vers la problématique des barrières illégales. Des localités telles que Bria, Bambari et les périphéries de Bangui sont particulièrement touchées, et les élus dénoncent l'inefficacité des mesures gouvernementales visant à éradiquer ces pratiques.
Max Balenda, député de Bria 1, a mis en lumière la persistance de ces obstacles, rappelant qu'auparavant, les commerçants subissaient des taxes imposées par la Séléka. Bien que ces derniers ne soient plus en vigueur, la situation demeure préoccupante, car des montants non officiels continuent d'être exigés.
Suzanne Saté, députée de Bambari 1, a également souligné les difficultés rencontrées par les conducteurs de motos-taxis et les petits commerçants, s'interrogeant sur la destination des fonds qu'ils versent. De son côté, Sylvestre Dangombé, député de Bégoua 2, a dénoncé la présence persistante de ces barrages sur des axes stratégiques, perturbant ainsi le flux normal des activités économiques.
En réponse, Félix Moloua a reconnu un relâchement dans le contrôle de ces pratiques et a promis de rétablir des mesures adéquates. Cependant, les députés restent sceptiques et appellent à des actions concrètes pour mettre fin à cette situation préjudiciable.
Ce qu’il faut retenir
- Des députés alertent sur la réapparition des barrières illégales en Centrafrique.
- Les pratiques illégales nuisent aux commerçants et augmentent les coûts des marchandises.
- Le gouvernement promet des mesures pour contrôler cette situation préoccupante.
- Les élus demandent une transparence sur les taxes perçues par les forces de sécurité.
Source : Radio Ndeke Luka