Le Cameroun a accueilli du 8 juillet 2026 au Sénat la session du Réseau des Femmes parlementaires de la Francophonie, en marge de la 51e Assemblée parlementaire de la Francophonie. Cette rencontre, placée sous la présidence de Lydienne Epoube, a mobilisé les ministres camerounaises et les responsables de l'ONU pour débattre des enjeux d'égalité politique et de participation féminine dans les gouvernances d'Afrique centrale et du monde francophone.
Les discussions ont convergé vers quatre axes stratégiques : l'engagement des jeunes femmes dans la vie civique, la parité dans les fonctions électives, l'application de la résolution 1325 de l'ONU relative aux femmes dans les contextes de conflits, et l'intégration du genre aux budgets publics. Cette agenda reflète une volonté affichée de transformer la diplomatie parlementaire en instrument de changement institutionnel.
Le rapport mondial 2026 de l'Union interparlementaire présenté par Marie Pierre Raky Chaupin, représentante d'ONU Femmes au Cameroun, a rappelé des réalités chiffrées : les femmes ne représentent que 27,5 % des parlementaires mondiaux et moins de 20 % des présidences de chambres. Une démonstration de l'ampleur du déficit de représentation féminine à l'échelle planétaire.
La session doit se conclure par une déclaration officielle consacrant une diplomatie parlementaire féministe alignée sur l'agenda international « Femmes, paix et sécurité ».
Ce qu’il faut retenir
- Le Cameroun accueille le réseau des élues francophones pour promouvoir la parité politique et l'égalité des genres.
- Seulement 27,5 % des sièges parlementaires mondiaux sont occupés par des femmes, révèle le rapport 2026.
- Une déclaration officielle consacrera la diplomatie parlementaire féministe et l'application de la résolution ONU 1325.
Source : Journal du Cameroun