Le gouvernement congolais ouvre un front de collaboration avec les grandes organisations d'employeurs pour transformer sa vision de la protection sociale. Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, ministre en charge du dossier, a convié six fédérations patronales à une table de concertation visant à bâtir une couverture étendue des risques sociaux.
Ce nouveau ministère, créé par décret du 28 juin 2026, élargit ses compétences au-delà de la sécurité sociale traditionnelle. La ministre y articule une stratégie autour de trois volets : une sécurité sociale obligatoire financée par cotisations, un système complémentaire volontaire par capitalisation, et enfin un socle de solidarité destiné aux plus vulnérables dépourvus de revenus contributifs. Selon elle, cette architecture solidaire doit permettre d'inclure chaque citoyen dans un projet de société progressiste.
Ingrid Ebouka-Babackas a explicitement reconnu que l'ambition gouvernementale ne peut aboutir sans l'implication active des entreprises. Elle a enjoint ses interlocuteurs à se saisir pleinement des enjeux ministériels, notamment en matière de prévoyance sociale, domaine où le secteur privé est appelé à jouer un rôle majeur. Elle propose d'élargir aussi le partenariat à la responsabilité sociétale des entreprises, en misant sur la confiance mutuelle.
La ministre a également signalé l'existence de dysfonctionnements structurels : accumulation d'arriérés de pensions et couverture maladie insuffisante. Une série de séances de travail doit débuter pour traduire ces intentions en résultats mesurables.
Ce qu’il faut retenir
- Dialogue lancé entre le gouvernement et cinq organisations patronales majeures du Congo
- Trois piliers de protection sociale : cotisations obligatoires, régime complémentaire et solidarité envers les plus démunis
- Défis identifiés : paiement des arrérages de pensions et extension de la couverture sanitaire
Source : Adiac Congo