Un récent remaniement ministériel en Guinée Équatoriale suscite de vives inquiétudes quant à la gestion des fonds publics. Constancia Mangue Nsue Okomo, épouse du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, aurait consolidé son influence en plaçant sa nièce, María del Pilar Avomo Nguema Mangué, à un poste clé de la trésorerie de l'État.
Cette nomination intervient après des années où la nièce occupait le rôle de caissière personnelle de la Première Dame et dirigeait son cabinet. L'opération est perçue par des sources gouvernementales comme une prise de contrôle directe des finances nationales, transférant de fait les caisses publiques vers l'entourage familial de Constancia Mangue. Cette manœuvre intervient dans un contexte économique national déjà fragile.
L'accession de María del Pilar Avomo Nguema Mangué à ce poste stratégique est également interprétée comme un camouflet pour le chef de l'État. Elle symbolise un désaveu de l'autorité présidentielle au profit de la structure de pouvoir tissée par l'épouse du président. Cette évolution suggère une marginalisation croissante du président Obiang Nguema, dont le contrôle sur les décisions économiques fondamentales s'amenuiserait au profit de son épouse.
Le passé de la nouvelle vice-ministre, marqué par des liens familiaux étroits et des accusations de corruption présumée, notamment lors de l'enquête « Dubai Unlocked », soulève des interrogations sur la transparence et la gestion future des ressources du pays.
Ce qu’il faut retenir
- La Première Dame équato-guinéenne renforce son emprise sur les finances publiques via sa nièce.
- Une nièce déjà proche, nommée à la tête de la trésorerie, centralise le pouvoir financier.
- Cette décision est vue comme un signe de faiblesse du président et une consolidation du pouvoir familial.
- Des antécédents de corruption présumée associés à la nouvelle responsable alimentent les craintes.
Source : Diario Rombe