Une sortie médiatique d'un conseiller présidentiel centrafricain a mis en lumière les profondes divisions au sein de l'entourage du président Faustin-Archange Touadéra. L'intervention, censée défendre deux ministres auditionnés par la justice, a révélé une guerre des clans acharnée, alimentée par des ambitions personnelles et des rivalités pour les postes clés futurs.
Jules Djawé, conseiller camerounais du président Touadéra, s'est exprimé publiquement pour soutenir Sani Yalo, ministre d'État et conseiller spécial, ainsi que Bida Koyagbélé, ministre délégué aux Grands Travaux. Tous deux ont récemment été entendus par les autorités judiciaires. Cependant, cette démarche s'est avérée contre-productive, exposant au grand jour les fractures internes et les tensions au sein du cercle présidentiel, à l'approche de ce que certains appellent la '7e République'.
L'intervention a également servi à souligner une hiérarchisation informelle des soutiens au régime, opposant les 'premiers soutiens' de 2016 aux arrivants plus récents, y compris ceux issus d'anciens groupes armés. Cette distinction semble particulièrement pertinente dans le contexte de la bataille pour la future vice-présidence, un poste stratégique qui attise déjà les convoitises.
Ce qu’il faut retenir
- Un conseiller présidentiel centrafricain a involontairement révélé des tensions internes au pouvoir.
- Des rivalités pour des postes futurs, notamment la vice-présidence, exacerbent les divisions.
- La justice enquête sur des personnalités influentes, révélant une guerre des clans.
- L'intervention visait à défendre des alliés, mais a plutôt accentué la perception de fragilité du régime.
Source : Corbeau News Centrafrique