Résistance aux antibiotiques au Gabon : l’OMS tire la sonnette d’alarme

La résistance aux antimicrobiens, classée parmi les plus grands risques sanitaires, menace sérieusement la santé publique au Gabon. Dans son rapport 2025, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) met en lumière une réalité alarmante : les antibiotiques perdent leur efficacité face à des infections courantes, transformant des pathologies traitables en dangers mortels. Ce phénomène, désigné par l'acronyme RAM, découle de pratiques préoccupantes telles que la prescription anarchique de médicaments et l'automédication, surtout dans les zones où l'accès aux soins est restreint.

Malgré l'urgence de la situation, les autorités gabonaises n'ont pas encore initié de réponse adéquate. Le rapport de l'OMS souligne que seulement 37 experts ont été formés pour évaluer le système réglementaire pharmaceutique, une réaction jugée insuffisante face à l'ampleur du risque. La résistance aux antimicrobiens pourrait entraîner des millions de décès supplémentaires, particulièrement en Afrique subsaharienne, où les alternatives thérapeutiques sont rares.

L'OMS appelle à une action immédiate, avec la nécessité d'un plan d'action national pour contrer la RAM, incluant des campagnes de sensibilisation et un contrôle strict de la vente des antibiotiques. Le silence persistant autour de cette crise sanitaire pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la population gabonaise.

Ce qu’il faut retenir

  • La résistance aux antibiotiques est un risque très élevé au Gabon selon l'OMS.
  • Une prescription anarchique et l'automédication exacerbent la situation sanitaire.
  • L'OMS demande un plan d'action national immédiat pour lutter contre la RAM.
  • Le silence des autorités face à cette menace pourrait coûter des vies.

Source : Gabon Review

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