L'ancien président gabonais Ali Bongo Ondimba réplique fermement aux critiques formulées par son successeur Brice Clotaire Oligui Nguéma lors d'une interview accordée à France 24. Par l'intermédiaire d'une déclaration diffusée par Ali Akhbar Onanga Y'Obégué, figure du Parti démocratique gabonais (PDG), l'ex-chef d'État dépose catégoriquement les affirmations selon lesquelles il aurait exercé un pouvoir fantôme durant les cinq dernières années de son mandat, avant le renversement du 30 août 2023.
Loin de reconnaître cette version des faits, Ondimba lance un défi rhétorique à son adversaire politique : si je n'avais aucune autorité, comment ai-je pu nommer les responsables de la Garde républicaine et présider seul les réunions avec les chefs militaires ? L'ex-président stigmatise également le mutisme de ses anciens collaborateurs de haut rang, qu'il juge lâche et indigne.
Toutefois, Oligui Nguéma affirme lors de son passage télévisé qu'Ondimba jouit d'une liberté de mouvement complète et que nul dossier judiciaire ne le menace au Gabon. L'ancien président demeure établi entre Londres et Paris depuis mai 2025, après avoir obtenu une libération provisoire pour raisons sanitaires, grâce à l'entremise du président angolais Joao Lourenço.
Ce qu’il faut retenir
- Ali Bongo réfute d'avoir gouverné sans pouvoir effectif durant cinq années critiques de sa présidence.
- Le différend s'envenime autour du sort réservé à l'épouse et au fils d'Ondimba, emprisonnés quasi deux ans.
- L'ancien leader dispose d'un passeport diplomatique et réside actuellement en Grande-Bretagne et en France.
Source : Gabon Actu