Jean-Jules Bapidi Fils, ancien international camerounais, évoluant souvent en défense et au milieu de terrain, a été déposé à la prison de Kondengui. Qui l’y a envoyé et pourquoi. Le lanceur d’alerte N’zui Manto a tous les détails.
L’ancien international camerounais, Bapindi Fils, est actuellement incarcéré à la prison centrale de Kondengui dans une affaire dont il ne connait rien. Les faits remontent à une commission qu’il aurait effectuée à la demande de son beau-frère Wouamen Brice.
Ce dernier lui aurait demandé de récupérer une somme d’argent auprès d’un de ses amis afin de la déposer sur son compte bancaire. Avant d’exécuter cette demande, Bapindi Fils s’est assuré de l’origine des fonds.
Wamen Brice lui aurait alors expliqué qu’il s’agissait d’un crédit bancaire légalement obtenu. Se fiant à ces informations, Bapindi a simplement agi comme intermédiaire en effectuant les dépôts, dont il détient d’ailleurs les reçus comme preuves.
Aujourd’hui pourtant, il se retrouve en détention, malgré les justificatifs fournis. La plainte à l’origine de son incarcération émane d’un certain Luis Handou, un ancien banquier au passé controversé, qui réclame désormais la somme de 300 millions de francs CFA, alors que le montant initial en question serait d’environ 50 millions.
Par ailleurs, ce plaignant ne s’est jamais présenté aux différentes convocations pour confrontation, affirmant se trouver à Paris, pourtant bien au Cameroun. Handou compte bien se servir de cette affaire pour se faire encore plus d’argent, il compterait sur une indemnisation des assurances dans cette affaire.

Luis Handou
Bapindi Fils maintient n’avoir joué qu’un rôle de commissionnaire, sans jamais être impliqué dans une quelconque opération bancaire frauduleuse. Il affirme n’avoir fait que déposer des fonds qui lui avaient été remis, sans connaissance d’une quelconque irrégularité. D’ailleurs, tous les reçus de dépôts ont été remis aux enquêteurs et Bapindi a même coopéré afin de permettre aux forces de l’ordre d’arrêter Wamen Brice son commissionnaire.