URGENT/ Grève dans tous les hôpitaux publics dès le 4 mai : le personnel soignant dit « Trop c’est trop »

Les syndicats du secteur de la santé publique ont lancé un préavis de grève à compter du lundi 4 mai 2026. Motif : l’enlisement du recrutement des personnels précaires, les salaires impayés, l’absence de reconstitution de carrière et le non-respect de la prise en charge médicale des soignants eux-mêmes. Les négociations du 16 avril avec le MINSANTE ont accouché d’un « constat d’échec ».

« Trop c’est trop »
Le slogan, inscrit en gras au sommet du communiqué syndical, claque comme un couperet. Ce lundi 4 mai 2026, à 8 heures précises, les couloirs des hôpitaux publics du Cameroun pourraient bien plonger dans un silence inhabituel, seulement rompu par le mécontentement de ceux qui, d’ordinaire, soignent et sauvent.

Une promesse trahie
Au cœur du litige se trouve une blessure qui ne guérit pas : le recrutement de 9 944 personnels précaires. Annoncée en grande pompe lors du discours à la nation du 31 décembre 2024 par Paul Biya, cette intégration sur cinq ans semble aujourd’hui enlisée dans les méandres bureaucratiques. Depuis mars 2026, le processus est bloqué, laissant des milliers de familles dans l’incertitude la plus totale.

Un quotidien de précarité et d’oubli
Le document syndical dresse une liste exhaustive et amère des griefs qui accablent le personnel soignant :

Salaires impayés : Des retards chroniques dans les formations sanitaires de 1ʳᵉ catégorie ;

Carrières brisées : L’absence de reconstitution de carrière pour les « ex-temporaires » de 2010 et des licenciements jugés abusifs, notamment à la Cité Verte ;

Textes obsolètes : Un refus de réviser la Convention Collective Nationale et de mettre à jour les statuts particuliers qui régissent la profession.

Le paradoxe du soignant malade
C’est sans doute le point le plus poignant du document : le non-respect de l’arrêté de 2017 concernant la prise en charge du personnel de santé malade et de leur famille. Dans un pays où ils sont en première ligne face aux épidémies, l’idée que ceux qui prodiguent les soins ne puissent pas eux-mêmes être soignés dignement est une ironie tragique que les syndicats ne peuvent plus tolérer.

L’échec du dialogue
Malgré une tentative de négociation le 16 avril dernier, les discussions avec le ministère de la Santé publique ont accouché d’un constat d’échec. Les présidents syndicaux, Nga Onana Sylvain et Balla Balla, signent ici bien plus qu’un simple appel à la grève ; ils signent un réquisitoire contre l’inertie administrative.

Si le mouvement est suivi, l’ensemble des hôpitaux publics du Cameroun sera paralysé à compter du 4 mai. Les urgences pourraient être assurées par un service minimum, mais les consultations courantes, les interventions chirurgicales non vitales et les soins programmés seront très probablement suspendus.

Auteur : camerounweb.com : Source : https://www.camerounweb.com/CameroonHomePage/NewsArchive/URGENT-Gr-ve-dans-tous-les-h-pitaux-publics-d-s-le-4-mai-le-personnel-soignant-dit-Trop-c-est-trop-793422

Show Comments (0) Hide Comments (0)
0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x